Il descendit les escaliers en vitesse, manquant de trébucher. Il vit son père, assis sur le canapé, le téléphone à la main et deux lettres à l'autre. Il lança à un Anthony un regard diabolique bien qu'il ne faisait pas très peur.
- Peux-tu me dire pourquoi j'apprend par téléphone que tu as été renvoyé de ton collège, et que j'ai deux lettres venant de deux écoles différentes qui te propose de t'y inscrire? Demanda t-il, furieux.
Anthony s'approcha, étonné, en voyant la proposition des écoles alors qu'il venait d'être renvoyé il y a quelques heures. Son père continua à crier, énervé. Anthony ne l'écoutait pas et ouvrit la première lettre et la lut.
Il relut une deuxième fois avant de comprendre que cette lettre venait d'une école privée appelée St. François qui se situe dans les Pyrénées. Il ouvrit l'autre lettre et la lut.
De toute évidence, il n'était pas très interessé par l'autre. Il l'a jeta en sachant que c'était une école professionnelle dans la mécanique, ce qu'il n'aimait pas le plus dans sa vie.
Il monta dans sa chambre tandis que son père se calmait en remarquant qu'Anthony ne l'écoutait guère. Arrivé en haut, dans sa chambre il s'assit sur son lit puis remarqua ensuite une lettre rouge sur son oreiller. Il fut surpris et regarda autour de lui. Il ne vit rien. Il ouvrit la lettre et la lut attentivement malgré lui. Elle était remplie de conseils le concernant comme si le directeur le connaissait puis ça devint étrange. Anthony apprit qu'il s'agissait d'une école de sorcellerie et qu'ils veulent l'aîder à contrôler ses pouvoirs pour ne pas recommencer ce qu'il a fais. Ceci l'étonna aussi. Ils savaient ce qu'il a fais à Aziz et Duck. Il finit de lire quelques minutes plus tard en apprenant qu'il s'agit bien d'une école de sorcellerie nommée Dubonbâton dont le directeur, expéditeur également, se nommait Albertus Gandalf. Ce nom là intrigua Anthony encore plus que l'école elle même.
Il lut la fourniture et s'écria :
- Ce n'est pas une fourniture ça ! Une baguette magique, un chaudron en laiton ou en cuivre, un kit à potions, trois robes de sorcier, un chapeau pointu... J'y crois pas !
Il finit de lire et regarda dans le vide. Quelqu'un frappa à la porte d'entrée. Il descendit en courant et ouvrit la porte... à un grand homme trapu, le ventre assez arrondi, la barbe grise et épaisse. Il portait des lunettes pour lire un livre qu'il tenait d'une main et de l'autre une pipe. Anthony le regarda attentivement et remarqua son chapeau arrondi à la tête, son pantalon court vert qui laissait voir d'affreuses chausettes rouges.
- Ah ! Euh, bonjour, dit-il d'une voix rauque en rangant son livre.
- Bon... Jour, marmonna Anthony, étonné par l'apparence de cet homme qui rangait ses lunettes.
- Oui, bonjour, Monsieur. Tom Partus..., dit son père en arrivant en trombe. C'est pour quoi? Anthony, monte dans ta chambre.
- Euh... C'est pour voir ce garçon ! S'écria t-il aussitôt. Anthony... Anthony Braddley.
Le père d'Anthony regarda l'homme, intrigué. Il jeta un coup d'oeil à Anthony qui cachait sa lettre dans sa poche.
- Qu'est ce que vous lui voulez? Demanda Tom Partus, le père d'Anthony.
- Puis-je entrer? Demanda tout à coup cet homme.
- Et bien... mmh... Bah, euh, oui... Enfin. Entrez, balbutia Tom, pris au dépourvu.
L'homme entra et enleva son chapeau, laissant découvrir sa calvitie. Il s'assit sur le canapé. Tom resta debout en le regardant étrangement.
- Oui... Je boirais bien quelque chose, monsieur, dit cet individu.
Tom eut les yeux tout rond. Il se dirigea vers la cuisine, stupéfait par le comportement de cet homme.
- Alors, Anthony... On va pouvoir discuter maintenant. Je suis le professeur Ulrich Groudon. Je m'occupe des cours d'enchantement à Dubonbâton. Tu as dejà lu la lettre je suppose, dit-il.
- Euh..., fit Anthony en sortant sa lettre de sa poche. Oui, c'est ça.
- Bien. Que penses-tu de Dubonbâton? Demanda le professeur Groudon en souriant.
- C'est... Je ne sais pas. J'étais étonnée d'apprendre qu'il existe une école comme ça et qu'en plus elle me veut comme élève, bredouilla Anthony en relisant un peu la lettre.
Groudon sourit tandis que Tom revint avec du vin et deux verres.
- Tom Partus? Merci. Je suis là pour aîder Anthony à acheter ses fournitures.
- Ah, vous... vous êtes directeur...
- Non, je suis un professeur, d'enchantement à Dubonbâton, une école de magie,répliqua le professeur.
- Répetez moi ça, murmura Tom, stupéfait.
Anthony lui fit lire sa lettre. Tom était très pâle puis regarda Anthony.
- Donc... Si je comprend bien. Mon fils est un sorcier, dit Tom.
- Oui, répondit le professeur en buvant.
- Il va passer une scolarité dans votre école de sorcellerie pour contrôler ses pouvoirs... Ce qui explique, Anthony...
- La couleur des cheveux de ma maitresse, la disparition des poissons rouges. Oui, répondit Anthony d'un air moqueur.
- Que l'on se comprenne bien, monsieur... Mon fils a peut être des dons magiques mais de là à l'inscrire dans une école spécialisée...
- Votre fils peut tourner mal et avoir des ennuis s'il continue... Et puis, d'après ce que je sais, il en a déjà eu, non? Dit le professeur.
- En effet, souffla Tom. Et bien... Ce n'est pas une mauvaise idée après tout. Ah, quand ta mère apprendra ça. Je pense que c'est une... merveilleuse idée.
- Merci, p'pa ! S'écria Anthony, joyeux, en l'enlassant.
- Oui, mais je ne veux aucune bétise ! S'il continue à faire des bétises, vous m'appelez , conseilla Tom.
- Pardon,dit le professeur.
- Oui, un coup de fil, un... le téléphone, dit Tom en montrant le téléphone.
Le professeur Groudon le prit et examina cet objet qui lui parut inconnu.
- Euh... Une lettre sera mieux. Nous ne connaissons pas tous ces objets, déclara t-il.
- Ah, oui... Non, je comprend. Ce n'est pas grave, bien sûr, dit aussitôt Tom.
Anthony fit ses valises rapidement et partit avec le professeur jusqu'à une rue vide.
- Prend mon bras, Anthony, veux-tu, dit le professeur.
Anthony s'aggripa à son bras qui l'attira loin du sol. Il se sentait léger et voler dans un tourbillon de couleur...
Il trébucha par terre avec sa valise. Groudon l'aida à se lever en disant :
- C'est parfois dur la première fois, je comprend.
Ils étaient façe à un mur qui s'ouvrit en laissant découvrir derrière une grande ruelle. Ils avaient bien, donc, changé d'endroit en quelques secondes.
- C'est içi que tu achèteras tes fournitures, dit Groudon en souriant.
Anthony alla dans plusieurs boutiques d'aspect magique comme des boutiques pour balais, potions ou des bars très fantaisiques. Il avait acheté toutes ses fournitures sauf sa baguette. Ils se dirigèrent vers la boutique de baguettes quand soudain un hibou le fixa près d'une boutique pour les animaux.
- Ah, maintenant que j'y pense. Tu peux aussi t'acheter un hibou. Ca peut beaucoup servir un hibou, tu sais.
- Il me plait celui là, qui me fixe. Quand je regarde ses plumes marrons je n'ai qu'un mot à dire... Scrouton !
Ils entrèrent dans la boutique de baguettes avec le hibou, Scrouton. Groudon tenait la cage avec le hibou à l'interieur et regarda autour de lui.
- Olivanders ! interpella Groudon.
Un homme arriva, les cheveux gris et le visage ridé. Il avait des yeux gris argentés. Il s'approcha d'eux et commença à parler en anglais avec Groudon, à la grande surprise d'Anthony qui regarda autour de lui, vers les étagères où plusieurs baguettes l'attendaient. Olivanders fut soudain étonné par les paroles de Groudon, il se tourna vers Anthony, l'air joyeux et partit chercher plusieurs baguettes. Anthony les prit toutes et les observa.
- J'aimerais bien prendre celle là, elle n'est pas mal, dit Anthony en prenant une baguette courte et claire.
- Ah, mon cher Anthony, c'est la baguette qui choisit son sorcier, dit Groudon.
Anthony déposa la baguette et toucha les autres. Il frola avec ses doigts deux baguettes proches l'un de l'autre.
Elles se mirent à briller. Olivanders s'écria, stupéfait et ravi à la fois puis parla à Groudon.
- Olivanders dit que l'une de ces baguettes est identique à celle de ton père, tandis que l'autre, de ta mère. Et il se trouve qu'elles t'ont choisis. Les deux.
- Comment ça? Mes parents ont eux aussi des baguettes? Demanda Anthony, étonné.
- Je t'expliquerai plus tard. Là nous sommes façe à une chose inhabituel, Anthony. Tu peux soit en choisir une soit prendre les deux, ce qui est peu commun.
Anthony prit les deux dans ses mains. Groudon comprit et expliqua ceci à Olivanders qui murmura le nom d'Anthony. Ils partirent peu après dans une pub. Anthony but un chocolat chaud pendant que Groudon lisait son livre intitulé "Je suis enchanté de vous connaître". Anthony finit son chocolat quand l'envie lui prit d'en savoir plus.
- M. Groudon, dit il, prêt à tout savoir.
Groudon posa son livre et l'écouta.
- J'aimerais savoir ce qu'il m'arrive. Pourquoi mes baguettes ont fais ceci ? Et pourquoi mes parents ne sont pas sorciers?
- Tu as le droit de savoir ceçi, en effet. Il est temps que tu le saches, à ton âge, remarqua Groudon en rangeant ses lunettes. Je t'ai emmené ici afin d'acheter tes affaires pour l'école de sorcellerie qui t'attend car tu possèdes bel et bien des pouvoirs en toi qui seront très complexes à maitriser. Ce qui s'est passé avec tes baguettes est presque inexplicable mais nous supposons qu'il y est un rapport, comme m'a dis Olivanders, avec les Braddley, tes parents de sang. Oui, Anthony, tu ne t'ai jamais demandé pourquoi tu n'avais pas le même nom que ton père et ta mère?
En vérité, non. Il n'a jamais cherché à comprendre ceçi. Il était donc adopté s'il comprenait bien...
- Tu as été adopté, Anthony par tes parents depuis ton plus jeune âge. Ils se sont occupé de toi. Tes vrais parents, les Braddley, sont connu dans notre monde car ils étaient des mages noirs. Ils ont travaillé sous l'ordre de Tu-Sais-Qui, continua Groudon.
- Qui? S'étonna Anthony, perplexe. Je ne vois pas de "qui" vous parlez, Monsieur.
- Et bien, le Seigneur des Tenêbres. Je ne préfère pas dire son nom, excuse moi, je t'en prie. En tout cas, tes parents ont commis plusieurs crimes pour lui. Ils sont très connus en France.
- Où sont-ils? Demanda Anthony.
- En prison. Depuis plusieurs années. Il est donc intriguant de voir que leur baguette soit interessée par toi.
- Oui, un peu...
- C'est une énorme responsabilité, deux baguettes, j'espère que tu en es conscient.
Anthony acquiesa de la tête. Groudon lui sourit et reprit la lecture de son livre.